Qu’est ce qu’est le Fashion Pact ?

L’environnement va mal, ce n’est plus un secret pour personne. Les ressources naturelles de la terre produites en une année ont été épuisées le 29 juillet. En sept mois, nous avons consommé la totalité des ressources. Les forêts s’embrasent. Les animaux sont en voix de disparition. En 2050, il y aura plus de plastique que de poisson dans les océans. Il reste seulement onze ans pour contrer l’irréversibilité du changement climatique. Tellement de bouleversement écologique auquel il faut remédier.

Le deuxième secteur le plus polluant pour la planète est celui de la mode. En l’espace de 15 ans, la consommation de vêtement a doublé, alors que nous les conservons moins longtemps. Une mode dite « jetable » ou « fast fashion ». Cette surconsommation à des effets néfastes environnementales et sociales.
Pour comprendre l’impact environnemental, un jean peut parcourir jusqu’à 1,5 fois le tour de la Terre et nécessite 2 000 litres d’eau pour être fabriqué. Quand nous lavons les vêtements, les fibres synthétiques rejettent des microparticules de plastique qui sont larguées dans l’océan, soit 500 000 tonnes par an, l’équivalent de 50 milliards de bouteilles en plastiques. Par ailleurs, moins de 1% de nos textiles sont recyclés.


D’ici 2050, l’industrie de la mode aura utilisé un quart du budget carbone mondial d’après le programme des Nations unies pour l’environnement.

François-Henri Pinault a présenté le « pacte de la mode » au G7. Des grands noms de la fast fashion, tel qu’H&M, La Redoute, les marques de luxes tels que Kering, Hermès, Chanel et Burberry mais également les marques sportives Nike et Adidas, sont signataires du pacte.

François-Henri Pinault et Emmanuel Macron le 23 août à Paris – Jean-François/Modds pour Kering

Les principaux objectifs du « Fashion Pact » sont :

  • de passer à une énergie 100% renouvelable d’ici 2030
  • atteindre zéro émission nette de CO2 d’ici 2050
  • respect de la biodiversité
  • protection des océans
  • limitation de l’impact climatique

Les 30 grands groupes signataires doivent faire un bilan en fin d’année de leurs avancées. Cependant, si elles ne respectent pas le pacte aucune sanction n’est prévue. Pour le moment, ce projet ne convainc pas les ONG : « Ce n’est pas étonnant que nous n’ayons pas été consultées, car c’est un écran de fumée de la part du secteur qui est la source même du problème », explique à France 24 Clément Sénéchal, porte-parole politique climatique de Greenpeace.
Thomas Ebélé, cofondateur de la plateforme d’informations sur la mode écoresponsable SloWeAre souhaite que la condition de l’humain soit également évoquée, surtout sur les conditions de travail. Pour lui, « ce n’est pas un projet négatif, mais il n’est pas suffisamment positif » !

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