Rencontre avec Louise GRD, passionnée de vintage

Quand et comment ta passion pour le vintage a
commencé ?

Depuis que je suis petite, j’ai baigné dans le vintage. Mes parents m’emmenaient dans des brocantes, ils sont passionnés par les vieux meubles. Après, ils voyaient, comme de nombreuses personnes, les vêtements de seconde main comme quelque chose de sale. En grandissant, j’ai développé une passion pour les vêtements vintage. Finalement, ma mère m’accompagne, et parfois achète de petites trouvailles.

Qu’est-ce qui t’attire dans les vêtements de seconde main ?

Le style vintage me correspond. J’aime l’idée de trouver une pièce rare, avec son charme et que personne ne possédera. Ce n’est pas le vêtement que tout le monde va acheter à Zara, et qu’ensuite, on verra sur 40 filles dans la rue.

Est-ce que tu t’inspires d’une époque en particulier ?

J’englobe toutes les époques, que ce soit des vêtements des années 80, 90 ou 2000 même. Les pièces des années 2000 redeviennent tendances, alors que c’était considéré comme démodé il y a 3 ans. La mode est un éternel recommencement.

Des conseils shop pour acheter des pièces vintages ?

Avant j’aimais aller en friperie, je trouvais que c’était un concept intéressant : pas cher et de belles pièces uniques. Maintenant, c’est devenu une mode, cela n’a plus le même charme. Certaines friperies pratiquent des prix excessifs sur des vêtements pas forcément de qualité. En général, je shoppe dans les dépôts-ventes ou les sites de seconde main comme Vinted.

Tu as une passion pour les sacs de luxe vintage, quelle a été ta première acquisition ?

J’ai une petite histoire sur mon premier sac de luxe vintage. Un jour, je suis allée à Emmaüs, et j’ai trouvé un portefeuille avec un monogramme similaire à celui de Dior. Je ne le paye pas, et le laisse dans un coin chez moi. Un soir, je feuillette un magazine de mode, et je vois que Dior ressort un sac avec ce même monogramme. Bien sûr, la demande explose, les prix s’enflamment. Je participe à un vide-grenier, ma mère me rejoint après avoir fait un tour. Et elle me dit « Regarde, j’ai trouvé un sac avec le même monogramme que ton portefeuille sur le stand d’une mamie pour 2 euros. » En faite, il s’agissait de ce fameux sac Dior en parfait état. Vraiment un coup de chance !


Depuis, je collectionne différents sacs, j’ai un Chanel des années 80 que j’ai acheté à 500 euros. Mes autres sacs sont plus abordables, entre 50 et 100 euros.

Est-ce que tu continues d’acheter des vêtements dans des chaînes ?

Je n’achète pas de moi-même dans les magasins. Je suis influencée par les réseaux sociaux, les collaborations, les cartes cadeaux que je reçois. Difficile de ne pas craquer pour quelques pièces neuves. Mais c’est vraiment rare que de moi-même, je me rende dans ce type de magasin et que j’achète. Les vêtements sont jolis, mais ce n’est pas mon truc. Je m’éclate plus à faire des dépôts-ventes, fouiller et trouver la pièce rare.

Est-ce qu’il y a des points négatifs et positifs dans le vintage ?

Je dirais que le point négatif, c’est que les vêtements ne sont pas chers du coup, j’achète énormément et je ne mets pas tout. Après les points positifs, c’est que c’est moins polluant. Il faut savoir que les vêtements sont la 2e source de pollution, alors si plus de personnes se mettent à acheter de la seconde main cela pourrait avoir un impact positif sur l’environnement. Et puis bien sûr le fait de ne pas être habillée comme tout le monde.

As-tu déjà eu des remarques par rapport à ton style ?

Certaines personnes ont de petites réflexions, mais jamais méchantes. Je me moque de leur avis. Ce que je remarque, c’est que de nombreuses personnes s’habillent en friperie, veulent acheter le jean flare tendance et le dernier gilet de mamie. Je ne dis pas que j’ai lancé la mode, mais en fin de compte cela m’a rattrapé et dans quelques années tout le monde aura le même style.

Ton objectif était de créer un Instagram dédié au vintage ?

Au début, je voulais créer une chaîne Youtube, mais je suis nulle en montage. Donc je me suis dit pourquoi ne pas partager mes looks sur Instagram. J’ai commencé à partager timidement, je n’osais pas dire où j’achetais. Dire qu’on s’habille à Emmaüs n’était pas forcément bien vu. Puis je me suis rendu compte que beaucoup de personnes y vont, ce n’est plus un tabou.

Est-ce qu’il y a un compte Instagram qui t’inspire ?

Je n’idéalise personne. Par exemple, beaucoup sont fans de @Jodielapetitefrenchie, pourtant, sur son Instagram c’est des looks avec des vêtements de fast fashion et des photographies similaires. Je ne trouve pas ça intéressant comme contenu.
Un compte avec qui on s’auto inspire, c’est ma meilleure amie, Dolores. Nous avons la même passion pour le vintage.

Est-ce que tu as des projets liés au vintage ?

J’ai pensé à ouvrir un site de seconde main, mais c’est un travail à temps plein. Je suis déjà à mon compte avec un 50 heures par semaine, plus mon Instagram. Il faut créer du contenu, être présente, partager des looks … J’ai déjà voulu réduire mon travail pour me consacrer davantage à Instagram, mais ce n’est pas un salaire fixe, tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Je le fais par plaisir, puis j’ai un complément de revenus avec. Pour le moment, je profite des opportunités que j’ai !

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