Rencontre avec des jeunes prodiges du rap

« On nous a appris, qu’on joue devant 40 personnes ou 1 000 personnes, il faut que se soit le même concert. »

La rédac’ de BlondiBrunette a eu l’occasion de rencontrer le groupe Sein dans les locaux du Wagram, dans le 3ème arrondissement de Paris. 
Après une brève présentation de l’équipe, nous rencontrons Joseph et Balthazar, les artistes du groupe. L’un guitariste et l’autre pianiste, décident de fonder leur Sein en 2016. Ils se rencontrent en cours d’allemand au lycée. Le nom « Sein » signifie « être » en allemand. 3 ans plus tard, ils se produisent au festival les Inrocks, qui avait lieu le week-end dernier, à la Gaité Lyrique. 

Après Rock en Seine, vous êtes à la programmation du festival des Inrocks, pourquoi avoir accepté ?

Balthzar : Se sont les Inrocks qui nous ont contactés pour participer au festival. Ça nous a fait extrêmement plaisir. C’est un festival que nous avons déjà eu l’occasion de côtoyer, il y a quelque temps. Puis, on partage l’affiche avec des autres noms plutôt cool.

Est-ce qu’il y a un peu d’appréhension ?

Joseph : Je suis stressé (rire). C’est cool parce qu’on va jouer à Paris, il y aura pleins de monde. Mais certaines dates assez précises, comme celle-ci, on a plus de pression, mais c’est normal. On est pressé plus que stressé ! 

Comment vit-on un festival?

J : On n’en a pas fait énormément à vrai dire, mais je pense que c’est un peu comme n’importe qu’elle scène. Il faut se ménager avant et se donner à fond pendant. On nous a appris, qu’on joue devant 40 personnes ou 1 000 personnes, il faut que se soit le même concert. Tu donnes tous pour les gens qui sont la, peu importe la scène.

Est-ce qu’il y a eu plusieurs répétitions en amont ?

J : Actuellement nous sommes déjà en tournée, qui a commencé en septembre, du coup on a fait pas mal de répétition avant. Après pendant la tournée, vu qu’on a des dates toutes les semaines, on ne fait pas de répétition. La scène est le meilleur des entraînements !

Quels sont vos conseils pour réussir son passage sur scène ?

J : Hmm, Balthazar il fait pleins de trucs, c’est pour lui cette question.
B : Alors, je fais brhhhh avant de monter sur scène, pour échauffer la voix.
J: Et qu’est-ce que tu as fait à Anger?
B: Je suis allé aux toilettes (rire), histoire de décompresser un petit peu, faire le vide c’est très important. Comme ça, quand on arrive sur scène nous avons qu’un seul objectif, c’est de faire le show. D’ailleurs, ça se passe toujours très bien, on est toujours bien accueilli par le public.

Quelles chansons vont être interprétées lors de votre passage aux Inrocks ? 

J: Il va y avoir des nouveaux sons, des anciens sons, des sons et pleins de sons…

Est-ce que vous êtes aussi déganté sur scène que dans vos clips ?

J : Encore plus ! Il faut venir nous voir. Moi, je suis vif dans la vie de tous les jours, Balthazar pas tellement. Ce n’est pas un style qu’on se donne, ça vient naturellement. Dans nos clips ou sur scène, le public renvoie un truc super énergique, du coup, on leur renvoi ce qui nous donne.

Quels sont les message dans vos sons ?

B : Cette énergie-là. Toute cette énergie qu’il y a quand on se retrouve pour faire nos sons, quand on retrouve notre public à chaque concert, c’est ça qui s’en dégage. On fait de la musique pour le kiff, et on a envie de le transmettre. On n’a pas de message précis dans nos sons, on parle souvent de quelque chose de très naturelle, c’est tout ce qui s’en dégage.

J: Je sais que les gens aiment bien chercher des messages dans les sons, mais ce n’est pas tellement le cas dans nos textes. Je pense que notre manière de composer, l’instrumentale avec un texte qui va dessus, c’est le tous qui a un message que le texte en particulier. Sur scène, on donne vraiment vie au truc.

Vous ne regrettez pas d’avoir arrêté les études pour la musique ?

B: Nous avons arrêté les études pour faire de la musique, d’une certaine façon, c’était une prise de risque, mais ça a porté ces fruits.

J: Si on compare le niveau de vie qu’on avait en arrêtant les études à aujourd’hui, on a évolué. Quand on a arrêté les études, on n’avait pas de label, on faisait du son dans notre chambre. On, c’était dis, cette année, on donne tous pour faire de la musique, et si ça marche pas, on reprendra les études l’année prochaine. Mais au moins pendant un an, on donne tous, et on a tous donné, ça nous a permis de rencontrer des gens, c’est cool. Puis, on arrive à en vivre.

Quels sont vos projets futurs ?

B: Dans un premier temps, certains sons vont sortir. Puis ensuite, on envisage un album pour 2019, suivit de plusieurs dates pour permettent de faire découvrir cet album sur scène.

Comment vivez vous le fait d’avoir plus de notoriété ?

J : Mal. Non, sérieusement, c’est cool, ça veut dire que les gens aiment notre travail donc on ne va pas s’en plaindre.

Est-ce que vous avez des conseils pour jeune qui aimeraient se lancer dans le milieu du rap ?

J : Faire ce qu’ils aiment. Avant je regardais beaucoup d’interviews de rappeur ou de musiciens, je les voyais dire « faite le, tout est possible, ça peut arriver à tout le monde! », et je n’y croyais pas. Je pensais qu’il fallait avoir de la chance alors que finalement, on y est arrivé. Donnez-vous à fond, il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. 

Propos recueillit par Sarah POLAK, Blondie

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