César & Oscars Ces films qu’on a adorés

césars&oscars.png©Instagram/@academiedescesar/@theacademy

La semaine dernière ont eu lieu à deux jours d’intervalle la cérémonie des César en France et celles des Oscars aux Etats-Unis. Les deux évènements récompensent chaque année les professionnels du 7ème art dans plusieurs catégories, afin de saluer leur travail.

Nous avons visionné chacun des films présentés lors des deux soirées, puis fait une petite sélection de nos favoris…

CESAR

Vendredi 2 mars • Salle Pleyel, Paris 8ème

#1 Monsieur et Madame Adelman, de Nicolas Bedos

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Il s’agit probablement de l’un des films les plus osés de l’année 2017 dans le cinéma francophone. Le réalisateur, Nicolas Bedos, y met en scène Doria Tillier, ex miss météo sur Canal+, et lui-même en retraçant l’histoire d’amour d’un écrivain et de sa femme durant cinq décennies. L’humour noir et sans gêne est au rendez-vous tout le long de film, pour notre plus grand plaisir. Nicolas Bedos n’y épargne aucun sujet tabou: ni la religion, le handicap, ou encore l’alcoolisme… Pour ce premier film en tant que réalisateur, il ne met aucun filtre et annonce la couleur de ses envies cinématographiques. Le film propose une histoire d’amour peu conventionnelle et passionnelle juste comme il faut. Il nous épargne des scènes larmoyantes et parvient à garder une réelle énergie, avec des répliques toutes aussi drôles que tranchantes. Aucun prix pour ce film aux César, ce qui était pourtant largement mérité, mais deux belles nominations: celles du meilleur premier film et de la meilleure actrice pour Mlle Tillier qui commence joliment sa carrière de comédienne avec ce long-métrage.

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#2 Rock’N’Roll, de Guillaume Canet

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« Auto-dérision ». C’est le mot que l’on retient de ce film. Ce qui n’en sont pas friands ferait mieux de s’abstenir de le regarder, car vous en serez servis. L’acteur-réalisateur Guillaume Canet se lâche complètement, laissant son imagination prendre le dessus sur cette histoire totalement tirée par les cheveux. L’idée de ce film est partie d’une remarque qu’une journaliste avait faite à Canet il y a quelques années, à savoir qu’il était vu comme n’étant pas « rock » et dans une autre énergie que les acteurs du moment (Pierre Niney, Gaspard Ulliel etc). Voulant jouer avec son image en partant de cette réplique, Guillaume Canet s’est imaginé ce qui aurait pu se passer s’il était resté sur ces propos. Le résultat en est plutôt surprenant mais terriblement drôle. Canet sera parvenu à ramener de la comédie parmi les nominations du meilleur acteur cette année grâce à ce film. Sa relation avec Marion Cotillard est un élément central de cette comédie. L’actrice se montre sous un jour barré, totalement immergée dans ses rôles, allant jusqu’à se mettre dans la peau de ses personnages dans la vraie vie. Juste hilarante. Ayant pour but d’arrêter de nous faire croire tout ce que les médias nous racontent, ce film est un pur moment de fraîcheur à regarder entre amis. Fous rires garantis !

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#3 120 Battements par Minutes, de Robin Campillo

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Film on ne peut plus engagé, 120 Battements par Minutes parle de ce qu’est la lutte contre l’indifférence. « Voilà à quoi ressemblent des malades du sida, si vous n’en aviez jamais vu ! » Durant les années 90, les militants d’Act Up-Paris s’activent afin de réveiller les laboratoires pour soigner les victimes du sida. L’histoire implique plusieurs personnages mais se centre surtout sur deux d’entre eux: Sean et Nathan, homosexuels. Le premier est séropositif, le second a échappé au virus du sida. Après s’être rencontrés au sein de l’association militante, ces personnages se séduisent et finissent par créer une véritable cellule de confiance, dans laquelle Nathan fera tout son possible pour soigner Sean. Une histoire touchante mais également messagère de ce qu’est une bataille contre l’injustice. On y retrouve des images nous procurant d’intenses émotions, sans scénario, de quoi laisser réfléchir mais aussi ressentir l’histoire. Chaque personnage a sa force mais aussi ses failles. On s’y attache et le film se termine en nous laissant le souffle quelque peu coupé… Il aura valu à l’équipe 12 nominations aux César et le graal des distinctions, celui du meilleur film.

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OSCARS

Dimanche 4 mars • Théâtre Dolby, Los Angeles CA

#4 Moi, Tonya, de Craig Gillepsie

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Moi Tonya est le chef-d’oeuvre du réalisateur australien Craig Gillepsie, mettant en scène  la fabuleuse Margot Robbie. Ce film retrace l’histoire de l’ex-patineuse artistique, Tonya Harding, connue pour être la première à avoir fait un triple axel en compétition. Il met en avant l’affaire des Jeux-Olympiques de 1994, qui l’accuse d’avoir planifié l’agression de sa rivale Nancy Kerrigan. Après avoir été discréditée de la profession et s’être faite exclure de la fédération américain du patinage, Tonya Harding voit son image changer grâce à l’actrice principale qui la fait rayonner. A l’époque perçue comme le mouton noir de la profession, la patineuse tient une revanche avec ce long-métrage. Il relate les faits selon la patineuse, montrant une facette de sa vie que le public ne connaissait pas. Margot Robbie s’impose incroyablement dans ce rôle qui lui a valu une nomination dans la catégorie meilleure actrice cette année. Le scénario est trash, tout comme certaines images qui témoignent d’une violence dont Tonya Harding a été victime tout sa vie. Pendant plus de deux heures, les acteurs nous tiennent en haleine et on ressort brassés de cette expérience cinématographique unique.

Pssst ! Tu peux lire le récit de l’Avant-Première de ce film en cliquant ici et regarder la bande-annonce en cliquant là

#5 Lady Bird, de Greta Erwig

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Sorti en plein courant #metoo, ce film signé par une réalisaTRICE, donne une nouvelle lancée au cinéma hollywoodien. A la base plutôt indépendant et n’ayant pas un aussi gros budget que certaines grosses productions nommés au Oscars, Lady Bird touche de par sa juvénilité. Saoirse Ronan a d’ailleurs décroché une nomination pour la meilleure actrice, à seulement 23 ans, grâce à son rôle. Elle y incarne Christine, une lycéenne en besoin de liberté, cherchant à quitter sa mère autoritaire et sa ville, afin de partir étudier à New York et découvrant ce qu’est la sexualité. Une séquence du film annonce la couleur. « Je déteste la Californie, je veux aller sur la côte Est et partir là où se trouve la culture, comme à New York. » déclare Christine à sa mère, en voiture, qui n’entend pas son urgence. Pour couper court à la discussion après que sa mère lui prédise un avenir minable, l’adolescente trouve pour chute de se jeter de la voiture en ouvrant la portière. Derrière une certaine légèreté de surface, cette comédie est d’une justesse imparable et pose des questions de réelles questions de fond sur l’adolescence et le besoin de prendre son envol.

Pssst ! Tu peux regarder la bande annonce en cliquant ici

Ecrit par Pauline, la brune

 

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